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Environnement, Santé, Ville de Roanne

100% plaisir 100% santé – Conférence de Pierre Rabhi

La Ville organise la troisième édition de l’événement 100% plaisir, 100% santé. Il se déroulera le samedi 15 juin dans le jardin Pralus et au parc du Renaison (rue général Giraud). De nombreuses animations autour de la santé, de l’environnement et de l’alimentation sont au programme. Cet événement se poursuivra le mardi 18 juin au Scarabée avec une conférence exceptionnelle donnée par Pierre Rabhi, auteur reconnu et pionnier de l’agriculture écologique.

Après le succès de l’édition précédente, l’événement, dont le thème est cette année Consommons autrement, propose plus de participants et d’animations. Il se déroule sur deux sites (le jardin Pralus et le parc du Renaison, rue du général Giraud), le samedi 15 juin (10h à 18h). Marché des producteurs, ateliers autour de la santé, de la nutrition, du sport et de l’environnement, visites des jardins, mini-ferme, balade botanique…, les animations  seront nombreuses ! Entrée gratuite.

Télécharger le programme et le bulletin d'inscription à la conférence de Pierre Rabhi

Animations au jardin Pralus et Parc du Renaison

Samedi 15 juin

De 10h à 18h, marché des producteurs, ateliers autour de la santé, de la nutrition, du sport et de l’environnement, visites des jardins (Pralus et jardin partagé du centre social Marceau Mulsant), mini-ferme, balade botanique…, les animations seront nombreuses sur ces deux sites verdoyants !

Entrée gratuite

Conférence de Pierre Rabhi

Mardi 18 juin

Pierre Rabhi est un auteur reconnu et pionnier de l’agriculture écologique, donnera une conférence exceptionnelle qui s’inscrira dans le thème de l’événement « Consommons autrement ».

Tarif unique : 5€

La mise en vente des billets débutera le lundi 29 avril (pas de pré-réservation).
-  Au centre administratif Paul-Pillet les lundis et jeudis de 14h à 17h
-  Par envoi du coupon réponse, accompagné de votre règlement

Quatre questions à Pierre Rabhi

Yves Nicolin, maire de Roanne : « Les circuits courts et les productions locales sont-ils garants d’une meilleure alimentation à moindres coûts ? »

Pierre Rabhi : « Cela dépend de quel coût on parle. Mais sans entrer dans les détails, les circuits courts et les productions locales permettent non seulement de maintenir les paysans sur les territoires (et donc de les entretenir, de valoriser les paysages, etc) et de leur permettre de  travailler dignement. Mais aussi de nourrir plus sainement la population, de limiter les transports et donc la pollution ! Il vaut mieux manger des tomates locales que de les faire venir d’Espagne ! Bien entendu, il y a certains fruits et légumes que l’on ne peut pas produire ici. Dans ce cas, c’est la solidarité avec d’autres paysans qui doit prévaloir. »

Maryvonne Loughraieb, adjointe en charge des seniors, des handicaps et de la santé : « Hippocrate aurait dit, il y a 2 500 ans : ‘‘ Ton aliment est ta première médecine. ’’ Cette citation a-t-elle encore du sens ? »

Pierre Rabhi : « Oui, tout à fait ! Cela a toujours été pour moi une évidence que l’usage inconsidéré de produits chimiques de synthèse dans l’agriculture est responsable de pathologies diverses et qu’en polluant la terre, nous empoisonnons notre propre corps. L’agriculture paysanne telle qu’elle était pratiquée avant l’industrialisation reliait, au sein d’un écosystème cohérent et bénéfique, la terre, le végétal, l’animal et l’humain. La terre était encore vivante ; les énergies de la vie circulaient, coopéraient et nourrissaient véritablement le corps humain. C’est cet équilibre que j’ai tenté de retrouver et d’optimiser en devenant l’un des pionniers de l’agroécologie. La nourriture ne se résume pas à une matière que l’on met dans nos estomacs. Aujourd’hui, la plupart des Occidentaux mangent en abondance et surabondance une matière inerte et souffrent de fatigue, dévitalisation, douleurs articulaires, intestinales, signes probables de dégénérescence... La santé est liée à la nourriture au sens large, mais aussi à nos conditions de vie. »

Romain Bost, conseiller municipal en charge de l'environnement, du développement durable, des espaces verts et de l'enseignement supérieur : « En 2050, nous serons 10 milliards d'habitants sur Terre. Une agriculture alternative sera-t-elle en capacité de nourrir tous les êtres humains de demain ? »

Pierre Rabhi : « Définitivement oui !   L’agroécologie n’est pas une solution c’est la seule alternative. Elle peut nourrir la planète, il n’y a aucun doute là-dessus. Je ne suis pas le seul à le dire. Olivier de Schutter, rapporteur spécial de l’ONU, a présenté en 2011 son rapport Agroécologie et droit à l'alimentation devant le Conseil des droits de l'homme. Ce rapport démontre que l'agroécologie peut doubler la production alimentaire de régions entières en dix ans, tout en réduisant la pauvreté rurale et en apportant des solutions au changement climatique. »

Hélène Lapalus, adjointe en charge de la jeunesse, du Conseil Municipal des Jeunes : « Après avoir fait la visite de la station d’épuration de la ville, le CME a été sensibilisé sur le cycle de l’eau. L’eau étant une ressource rare aujourd’hui, quels conseils donnez-vous pour réduire notre consommation ? »

Pierre Rabhi : « Quand on pense que de l’eau potable est utilisée dans les toilettes alors qu’une partie de l’humanité n’y a pas accès, c’est un vrai scandale ! Comment peut-on expliquer cela aux populations sahéliennes qui souffrent cruellement du manque d’eau par exemple ? Il y a bien sûr la récupération des eaux pluviales, la lutte contre le gaspillage, la limitation de la consommation domestique, mais aussi de la consommation industrielle et celle de l’agriculture extensive… »