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Ville de Roanne

BALADE PATRIMONIALE : CHAPELLE DES MARINIERS

Fruit du travail collaboratif réalisé à l’initiative du Conseil de quartier Centre et mené avec les services municipaux et l’Office de Tourisme de Roannais Agglomération, des totems illustrés valorisent dans nos rues les sites et bâtiments remarquables de la Ville de Roanne. Replongez dans l’histoire de la commune et redécouvrez ses trésors architecturaux. Aujourd’hui, arrêtons-nous sur la Chapelle des Mariniers.

La Chapelle des Mariniers de Roanne est élevée entre 1628 et 1630 sur le port, afin de déloger la peste qui ravage alors la ville et celle de Lyon.

Vers 1720, elle prend le nom de Saint-Nicolas du Port pour la distinguer de l’ancienne chapelle Saint Nicolas de l’Isle disparue. On y accueille assemblées corporatives des marins, mariages et autres messes. À l’occasion de la Saint-Nicolas le 6 décembre, on promène en ville la statue du saint.

À la Révolution, la chapelle est désaffectée et vendue comme bien national. Elle abrite des assemblées de bateliers souvent houleuses puis devient dépôt de grains, bureau de poste, débit de boissons. Et accueille même des habitations ! Reprise par la Ville de Roanne et restaurée dès 1970, elle tourne, hélas, le dos aux touristes. Entourée de végétaux face au rond-point Dorian, la chapelle se veut toutefois un lieu paisible dans l’ombre du quai du Commandant Lherminier, à l’abri du flux de la circulation.

Au centre de sa façade, la porte plein cintre est surmontée d’une urne funéraire rappelant la grande peste. Notez le toit en forme de poupe renversée. Au sommet, relevez la date de construction : 1630.

Dans une niche, entre deux baies romanes, une statue en pierre placée en 1972 se veut la fidèle réplique de l’originale déposée au musée. Un vrai buste en bois de Saint-Nicolas existe en réalité chez une famille de la région roannaise. Un marinier, ancêtre de cette famille, l’avait sauvé des mains des révolutionnaires et… ses descendants l’ont conservé !