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Ville de Roanne

Depuis lundi 11 mai, les mots "Liberté, Égalité et Fraternité" sont à jamais gravés dans la pierre du fronton de l'Hôtel de Ville

Pourquoi ces trois mots si chers à notre pays n'avaient jamais été inscrits sur ce fronton ? Quelle est l'histoire de cette façade ?

La construction de l'Hôtel de Ville date du Second Empire et est l’œuvre de l'architecte Edouard Corroyer.

Dans son projet initial, ce dernier avait prévu un fronton sculpté, mais ce fronton n'a sans doute jamais été mis en place sur la façade de l'Hôtel de Ville. En effet, Edouard Corroyer ayant été appelé à d'autres travaux plus prestigieux que la construction de l'Hôtel de Ville de Roanne, il confie le chantier à un entrepreneur roannais, George Bessay.

Rapidement ce chantier est au cœur d'une bataille juridique mêlant l'architecte et l'entrepreneur, entraînant ainsi du retard dans la construction et un surcoût extrêmement important.
L’édifice est achevé en ce qui concerne le gros du bâti au courant du premier trimestre 1874. Mais il ne comporte ni décors intérieurs, ni éclairage, ni chauffage centralisé.

Les archives municipales de Roanne et les archives du service technique bâtiments et travaux ne conservent aucune archives témoignant de travaux entrepris sur les façades. Il y a donc tout lieu de penser que le fronton n’a jamais été posé et que l’Hôtel de Ville se trouve dans le même état qu’au moment de son inauguration, usure du temps mise à part.

Quant à la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité », les édiles roannais avaient d’abord pensé inscrire au fronton de l’édifice le N entouré d’une couronne de laurier pour rendre hommage à l’empereur Napoléon III, puisque l’érection du monument fut décidée sous le second empire. Ils penchèrent sans doute pour le blason de la ville après la défaite de Sedan.