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Culture

Interview : Jade Petit, vice-présidente déléguée à la Culture

“La beauté du geste, la noblesse de l’objet unique sont plus que jamais des valeurs qui importent.”

« POUR QUELLES RAISONS L’AGGLO SOUTIENT-ELLE LES MÉTIERS D’ART ?

Outre leur dimension artistique, les métiers d’art sont avant tout une filière économique qui compte de nombreuses entreprises sur le territoire. Et il est essentiel de la soutenir, car elle est la garante d’un savoir-faire et de la transmission du geste. C’est pourquoi Roannais Agglomération a créé cette pépinière qui permet d’accompagner quatre artisans d’art, pendant deux à cinq ans, dans le démarrage de leur activité. Depuis dix ans, ils sont huit à avoir ainsi créé et pérennisé leur entreprise. Parmi eux, quatre sont venus d’autres régions de France et ont choisi de s’installer dans le Roannais.

QUE TROUVENT LES ARTISANS D’ART SUR PLACE ?

Tout d’abord et surtout, des locaux à loyer modéré, mais aussi un accompagnement sur la communication, des formations, un réseau professionnel. Sans oublier une visibilité importante au travers des évènements organisés à La Cure. Je pense notamment aux différentes expositions de la saison culturelle. Ils peuvent également échanger, créer avec les autres artisans d’art sur place. C’est une pépinière qui remplit son rôle de partage.

C’EST AUSSI UNE VITRINE POUR LE GRAND PUBLIC…

Dans le Roannais, c’est certainement un des lieux qui offre la plus grande diversité en matière d’objets d’art. Avec l’ouverture en 2019 d’une nouvelle boutique, plus grande, et entièrement dédiée aux métiers d’art. Sans oublier la boutique en ligne désormais. On peut y trouver les créations d’une dizaine d’artisans. Et nous allons étendre la sélection. La Cure a une mission pédagogique également. Elle permet aux visiteurs de comprendre ce que sont les métiers d’art, en échangeant directement avec les artisans. La beauté du geste, la noblesse de l’objet unique sont plus que jamais des valeurs qui importent.

COMMENT CELA SE TRADUIT-IL EN CHIFFRES ?

Malgré la crise sanitaire, nous avons enregistré cet été une hausse de 30 % de la fréquentation. Et depuis six ans, nous sommes à + 150 % ! Le bouche-à-oreille fonctionne très bien, et même au-delà du Roannais, puisque nous accueillons de plus en plus de Lyonnais, de Stéphanois, de Clermontois. Dans cette période troublée, on se rend compte que les gens ont besoin de se rapprocher des savoir-faire locaux, de découvrir de beaux objets d’art, originaux, uniques, pas vus ailleurs. »