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Le PLIE, une chance pour les plus éloignés de l'emploi

En partenariat avec le Département et grâce au financement conséquent de l’Union Européenne, Roannais Agglomération
propose depuis deux ans un accompagnement adapté aux demandeurs d’emploi fragilisés. Les bénéficiaires apprécient.

Retrouver du travail quand on a une vie difficile n’est pas chose aisée. C’est pour remettre en mouvement ces personnes que Roannais Agglomération a créé en avril 2015 le PLIE (Plan local pour l’insertion et l’emploi) du Roannais. Travaillant en partenariat étroit avec le Département, et grâce à l’appui financier de l’Union Européenne, le PLIE propose, sur toute l’agglo, un accompagnement adapté aux personnes les plus éloignées de l’emploi.

« Les gens que nous accompagnons font face à des problématiques multiples : logement, santé, alimentation, addictions… », explique Dominique Bruyère, conseiller communautaire délégué à l’emploi. Orientés par Pôle Emploi, un CCAS ou un travailleur social, ces demandeurs d’emploi fragilisés bénéficient de l’aide d’un  conseiller référent. À raison d’un à deux rendez-vous par mois, il va les aider à définir un objectif professionnel réaliste puis mettre en oeuvre les moyens pour l’atteindre : techniques de recherche d’emploi, formation, stages en entreprises, soutien psychologique, aide à la mobilité, remise à niveau, résolution des problèmes sociaux…

D’ABORD REPRENDRE CONFIANCE

« Il faut d’abord remettre la personne en confiance. Le suivi peut prendre de six mois à trois ans », indique M. Bruyère. « On s’appuie sur un bon réseau d’entreprises qui jouent le jeu. » Le PLIE débouche, dans plus de 40 % des cas, sur une issue positive.

« Ce suivi, c’est génial ! J’ai trouvé ça très bien. C’est une aide morale qui motive encore plus dans sa recherche d’emploi », témoigne Corine Levif. Accompagnée par le PLIE durant dix mois, elle vient de trouver un CDI de femme de ménage dans l’hôtellerie, après avoir enchaîné les petits contrats. Mère de quatre enfants, Chrystelle Lujan a pu travailler un an en maison de retraite et cherche un poste d’AVS dans une école. « Ma conseillère continue à m’accompagner et à me guider », dit-elle. « Grâce à elle, je sais à quelle porte frapper. Elle me tire vers le haut, m’a beaucoup apporté et donné confiance en moi. »