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Vie citoyenne, Ville de Roanne

Restos du cœur : 35 ans après, on n’a (toujours) plus le droit

En lançant son appel sur les ondes d’Europe 1 le 26 septembre 1985, Coluche n’avait certainement pas imaginé que son idée de cantine gratuite serait toujours d’actualité 35 ans plus tard... Chaque hiver à Roanne, les 56 bénévoles des Restos du cœur se relaient pour accueillir les bénéficiaires, un peu plus nombreux d’année en année.

Mardi matin, jour de livraison des denrées alimentaires. C’est l’effervescence au centre de Roanne. Les bénévoles s’affairent pour décharger les palettes en provenance directe de l’entrepôt stéphanois et mettre en rayon lait, conserves, fruits et légumes frais, féculents et autres produits laitiers. Jeanine, bénévole de la première heure, est la doyenne de la troupe. à 95 ans, elle officie désormais à l’accueil du centre et c’est elle, la première âme bienveillante que les bénéficiaires croisent lorsqu’ils poussent les portes du 8 rue des Artisans. La distribution a lieu deux fois par semaine, les mercredis et jeudis, mais les portes du centre sont ouvertes les autres jours afin d’accueillir les personnes dans le besoin. Car aux Restos, il n’y a aucune restriction. Toute personne peut franchir la porte.

Deuxième centre de la Loire

Début décembre, 345 familles étaient déjà inscrites. 5 600 personnes, enfants de moins d’un an compris. « Nous sommes le plus gros centre après celui de Saint-étienne », souligne Olivier Matillon, responsable de l’antenne roannaise. « Nos bénéficiaires proviennent de plus de quarante communes, pour certaines limitrophes de la Saône-et-Loire et du Rhône, car il est encore parfois difficile pour certaines familles de se rendre dans un centre pourtant plus proche de chez elles. » 

35e campagne

Au cours de cette 35e campagne hivernale, chaque bénévole réchauffera avec un sourire, un regard chaleureux et un échange, le cœur des bénéficiaires venus remplir leur cabas au fil des étals. « à Roanne, il existe un certain nombre de structures associatives œuvrant dans l’aide à la personne et nous ne souhaitons pas empiéter sur les domaines d’intervention de chacune d’entre elles. C’est pourquoi nous limitons notre action à la distribution de denrées alimentaires. »