Le monde économique évolue et la lutte entre produits est devenue une lutte de réseaux. "On ne peut plus vendre quelque chose sans réseau, sans s’appuyer sur les autres", indique l’association des Femmes Chefs d’Entreprises. La notion de pérennité de l’entreprise passe par le concept de réseau et la conférence du 16 mars est justement centrée sur cette thématique devenue aujourd’hui incontournable dans les stratégies de développement des entreprises.

Des réussites entrepreneuriales

Pourquoi travailler en réseau ? Qu’a-t-on à y gagner ou à perdre ? Ces questions, et bien d’autres, seront abordées lors de deux tables rondes. Les enjeux du réseautage seront présentés par Geneviève Morand, créatrice du réseau social "rezonance.ch", fort de 60 000 membres, Alexandre Monnin, docteur en philosophie, Pierre Poignot, co-fondateur de Spot-Hit et Francis Thomine, directeur général de Groupama. Jacques  Lecomte, l’un des principaux experts francophones de la psychologie positive, Thierry Picq, directeur  académique de l’EM Lyon Business School, Samuel Tillon, président de X-Trême Group et Bénédicte Pilat, présidente d’Orem-Astre, évoqueront quant à eux comment travailler en réseau.

Afin d’illustrer la réussite grâce aux réseaux, quatre grands noms de l’entreprenariat rhône-alpin seront  également présents au Scarabée. Jean-Michel Aulas, dirigeant de Cegid, Jacques Danger de GL Events, Sylvie Guinard de l’entreprise Thimonnier et Anne-Sophie Panseri de Maviflex feront part aux dirigeants participants de leurs expériences enrichissantes et pleines de succès.

Inscription obligatoire sur weezevent.com/soiree-des-reseaux

"Le réseau est fondamental"

Parmi les intervenants de cette soirée dédiée aux réseaux professionnels figure Jean-Michel Aulas.
À quelques jours de sa venue au Scarabée, le fondateur et président du groupe Cegid* (*Société spécialisée dans l’édition de logiciels de gestion et de systèmes d’information pour les entreprises et les administrations.) nous a accordé un entretien exclusif.

Pour quelles raisons avez-vous accepté l’invitation des Femmes Chefs d’Entreprises de Roanne ?

Nous avons une sensibilité extrêmement proche sur tous les développements qui ont trait à la parité d’une manière générale, et à tout ce qui touche à l’efficacité, tant dans le domaine du sport que de l’entrepreneuriat. C’est Anne-Sophie Panseri (entrepreneuse lyonnaise et présidente nationale des Femmes Chefs d’Entreprises, NDLR) qui m’a demandé de participer. C’est une femme exceptionnelle ! J’ai avec elle une relation d’estime et  de respect.
Quand nous avons développé et créé le concept de grand stade à Décines, elle était présente avec son réseau, son efficacité et son dynamisme.

En quoi les réseaux sont-ils importants dans le succès d’une entreprise ?

Plus l’entreprise est petite et moyenne, plus le réseau est fondamental. Quand on développe une entreprise, notamment au démarrage, on a besoin d’un certain nombre de compléments. Parce qu’on est souvent un peu seul ! Contrairement aux grandes entreprises, les PME ne peuvent avoir en interne toutes les compétences. Ce qui permet de compenser, c’est le réseau : entreprises, conseils (avocats, experts comptables, commissaires aux comptes), institutions (collectivités, chambres de métiers, chambres de commerce), syndicats professionnels… De plus, être entrepreneur, c’est un combat permanent. Quand on a un certain nombre de difficultés ou  d’événements à partager, le réseau vient conforter cette confiance et ce moral indispensables.

Quel est votre lien avec Roanne ?

J’ai une affection historique pour Roanne. Cette ville me rappelle ma jeune enfance, car mon grand oncle y habitait. De plus, avec Cegid, nous sommes implantés au Coteau suite au rachat d’Orli en 1998. Cette entreprise, après quelques difficultés, avait été reprise par Lucien Deveaux, qui est un ami. Il a d’ailleurs été administrateur au sein de Cegid. Aujourd’hui, notre bureau du Coteau compte environ 50 personnes. J’ai donc l’habitude d’y venir au moins une fois par an pour des réunions avec le personnel.