Clap de fin sur la troisième séance d’entraînement de la semaine

Sophie et Christopher, respectivement 45 et 35 ans, sortent du bassin du Nauticum de Roanne avec le sentiment du travail accompli.  Presque 1h30 de nage et une poignée de kilomètres au compteur, passage obligatoire pour améliorer la technique et la puissance, pour être prêt à relever le défi aussi mentalement. Parce que le 23 juillet, les deux licenciés de l’ASR Natation se jetteront dans le grand bain, celui du Bosphore  pour une traversée de 6,7 km, en compagnie de 1100 nageurs venus des quatre coins de la planète.

La 29e  édition de la traversée du Bosphore à la nage est un défi de taille. Mais aussi symbolique. « J’ai toujours été  attirée par les détroits, insiste Sophie. Savoir que sur l’autre rive, juste en face, il y a un autre continent, c’est extraordinaire ! » Au tour de Christopher d’ajouter : «  Relier l’Europe à l’Asie a quelque chose de magique.  Nager dans un environnement naturel est synonyme de liberté. On ne voit pas que des carreaux et des murs.  Quand Sophie m’a parlé de cette course, c’était comme une évidence. »

UNE ROANNAISE, SEULE FRANÇAISE POUR L’ÉDITION 2017 ?

Car la Roannaise, qui a rejoint l’ASR il y a quatre ans, est en effet l’instigatrice de l’aventure. Amoureuse de la nage libre, ses yeux s’illuminent au moment de conter ses péripéties : la traversée du lac d’Annecy, de la baie de La Ciotat… « Je suis passionnée par cette discipline peu connue en France. Peut-être que j’ai véhiculé ce plaisir à Christopher», lâche Sophie interrogative. Lui acquiesce avec un large sourire. Et elle reprend : « Pour la traversée du Bosphore, je serai potentiellement la seule Française, car le quota pour les nageurs français est très faible ! » Et aucune autre courageuse n’a semble-t-il poinçonné son billet en 2017.

Pour l’occasion, une page Facebook via l’ASR sera en ligne pour suivre l’aventure des deux Roannais, toujours à la recherche de mécènes intéressés par des exploits sportifs. Justement, quel sera le prochain défi après le Bosphore ? « Peut-être une traversée en mer, même si l’idée de tomber sur des méduses ne me plaît pas forcément », rétorque amusé Christopher. « Et pourquoi pas le détroit de Gibraltar ? », conclut Sophie.

À suivre...