D’ici 2022, une dizaine d’éoliennes au total pourraient être implantées sur l’agglo. Elles fourniraient l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 16 000 foyers (hors chauffage et eau chaude sanitaire). De quoi augmenter la part des énergies renouvelables et maîtriser nos consommations d’énergies fossiles (gaz, pétrole…).
Un objectif prioritaire pour Roannais Agglomération, engagé dans la démarche « Territoire à énergie positive ».

Une première en France !

Après deux ans d’études, deux zones ont été retenues : le Bois Goutte Chevalier aux Noës et le Bois de Lafey à Urbise. En avril 2017, une société d’économie mixte a été créée. Roannais Agglomération en est l’actionnaire principal aux côtés du fonds d’investissement régional Oser. Les communes concernées et riveraines y sont aussi représentées.

« Le portage public de ce projet - une première en France ! - nous garantit la maîtrise du développement éolien sur notre territoire, en accord avec les élus locaux, assure Bernard Thivend, vice-président à l’Énergie et au Développement durable. De plus, les recettes bénéficieront à l’agglo et aux communes et non à des investisseurs privés ou à des fonds de pension américains. Cela nous permettra de limiter l’impact de la baisse des dotations de l’État et le recours à la fiscalité. »

Afin d’associer habitants et riverains, un important dispositif d’information et de concertation a été mis en place : lettre d’info, porte-à-porte, ateliers... En mai, les études d’impact environnemental ont été lancées et deux mâts de mesure des vents ont été installés début octobre. Ces études dureront un an. Fin 2018, la demande d’autorisation sera déposée auprès de la Préfecture. Réponse attendue fin 2019 et début du chantier en 2020.

 

Une centrale photovoltaïque en projet

Roannais Agglomération s’intéresse également au développement de centrales photovoltaïques sur son territoire. Après études, le site de Montretout à Roanne a été retenu. 7,2 hectares de panneaux solaires pourraient y être installés d’ici 2020, entre la caserne de pompiers et la station de traitement des eaux usées, sur des terrains non
destinés à l’agriculture. De quoi alimenter en électricité l’équivalent de 1 500 foyers.