Antoine DIOT : Une prise de rebonds en terre roannaise

Son nom est Diot, Antoine Diot. Après un parcours remarqué et remarquable en équipe de France, au sein de différents clubs de Pro A et à Valence en Espagne, il porte aujourd’hui les couleurs de la Chorale. Pour le plus grand bonheur des fans de basket qui se réjouissent de voir évoluer sur le parquet de la Halle Vacheresse un joueur de cette trempe ! Pour les non-initiés, Antoine Diot est avant tout un homme de valeurs qui saura vous toucher en plein cœur.

Une formation basket sans pression

Né à Bourg-en-Bresse, Antoine Diot est issu d’une famille de sportifs puisque ses deux parents étaient professeurs d’EPS. Le basket est cependant le sport de prédilection chez les Diot et la JL Bourg Basket, le club de cœur ! Son grand frère a en effet évolué jusqu’en Espoirs pour finalement choisir la voie des études et son papa a été coach lorsque le club évoluait encore en Nationale 3 pour ensuite devenir l’entraîneur emblématique de la catégorie des Poussins.
Si vous demandez à Antoine Diot ce qu’il espérait lorsqu’il était jeune joueur de basket, vous serez sans doute surpris d’apprendre qu’en fait, il ne prévoyait rien ! Car pour lui, le basket est « avant tout un jeu » et il l’a toujours pris comme tel. Sans pression, sans projection. « Tout s’est déroulé très naturellement, depuis mes jeunes années au sein de la JL Bourg Basket en passant par le comité de l’Ain, le pôle du Lyonnais et enfin l’Insep. »

Une carrière jonchée de succès

Aujourd’hui, Antoine Diot entame avec la Chorale de Roanne sa 17e saison de basket professionnel et affiche l’un des plus beaux palmarès d’un joueur français encore en activité. Deux titres de champion de France avec l’Asvel, quatre Coupes de France avec Le Mans, Paris-Levallois, Strasbourg et l’Asvel, un titre de champion d’Espagne et une Eurocup avec Valence. Sans oublier le premier titre historique de champion d’Europe obtenu avec ses coéquipiers de l’équipe de France en 2013 et la médaille de bronze en Coupe du monde en 2014 qui restent des moments incroyables pour Antoine Diot. « Porter le maillot de l’équipe de France confère une saveur particulière aux matchs joués mais c’est surtout entendre l’hymne national qui m’a toujours mis les poils ! J’ai eu la chance de gagner avec ce maillot et surtout, grâce à lui, de jouer avec des joueurs exceptionnels, que je n’aurais jamais pu côtoyer en club. »

À 34 ans, Antoine Diot est venu à Roanne pour se faire plaisir avant tout ! Transmettre aux jeunes fait également partie de ses priorités et il compte bien pleinement profiter de ces moments de partage. « J’aime parler basket avec toutes les générations. » Papa de deux enfants, dont un garçon de 5 ans déjà piqué par le virus basket, Antoine Diot compte bien s’épanouir en terre roannaise afin de prolonger le plaisir tant que le corps suivra. Quant au prochain chapitre de sa vie, il l’appréhende comme il l’a toujours fait jusqu’à présent, sans pression mais avec réalisme. Consultant, coach… Une chose est néanmoins certaine, il restera dans le monde du basket et profitera de sa famille un certain temps avant. « Le basket professionnel impose des contraintes aux familles. Mon avenir passera obligatoirement par un temps de pause auprès des miens. » D’ici-là, il tentera de hisser le club roannais au plus haut, en parfaite symbiose avec les dirigeants et le public. « Gagner un titre oui, mais le gagner avec mes coéquipiers et le public, c’est pour moi, le plus important ! »

Le basket est avant tout un jeu ! 

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Le 5 majeur d'Antoine Diot

Antoine, si vous ne deviez retenir que cinq moments forts dans votre carrière, quels seraient-ils ?

« Les deux premiers concernent ma vie privée et je vous cite spontanément la naissance de mes deux enfants. Grâce à eux, j’ai évolué. La famille est un cercle vertueux : je suis épanoui au sein d’une famille épanouie et vice-versa. 

D’un point de vue basket, le titre de champion d’Europe avec l’équipe de France en 2013 restera gravé à jamais. Je suis fier d’avoir fait partie de ces hommes qui ont permis à la France de gagner son premier titre européen. C’est désormais rentré dans l’histoire du basket français

Ensuite, il y a le titre de champion d’Espagne obtenu avec Valence en 2017, car nous ne l’avons pas volé ! Nous étions le petit poucet du championnat espagnol et nous avons battu toutes les grosses armadas, et notamment le Real Madrid en finale !

Je retiens enfin mes années à Strasbourg où j’ai partagé de formidables moments avec mes compagnons adeptes des jeux de cartes et de société. Il régnait une vraie chaleur humaine qui nous a soudés pour la vie. »