C’est quoi pour vous être MOF ?

« C’est LE Saint-Graal, mais aussi trois années de travail acharné, de 2013 à 2015. Je veux donc rendre hommage à mes entraîneurs : Bernard Laurier, Monique Fieschi, la quinzaine de personnes sur Lyon et Paris, mais aussi Mireille Gavet, qui nous a quittés durant l’aventure. Notre médaille porte son nom. J’y ai passé mes soirées, mes week-ends, et ce qui me rend fier, c’est que je ne me battais pas contre les 18 autres concurrents, mais contre moi-même. Il régnait une grande solidarité. C’est aussi le travail de mon entourage, qui a été présent, et mon mari – Thomas – qui gère l’administratif pour moi. »

 

DEUX SALONS… DEUX FOIS PLUS DE PASSION !

Alors que ses deux salons ouvrent à 9h, Dimitri Vial est là depuis plus d’une heure. « On fait du 9h-18h, hors taxes ! Je m’adapte  aux contraintes horaires de mes clientes. » Mais n’y voyez pas un effort pour ce véritable passionné, qui considère son métier comme une cour de récré.
Patron, mais pas tyran, il aime se nourrir des avis de ses sept collaborateurs : « Pour chaque client(e), on la joue collectif. La couleur des cheveux, le sens d’une mèche, chacun apporte sa vision. » Et d’ajouter : « J’ai une relation de proximité avec les clients. On parle de sujets profonds par moment. On devrait avoir une année de psycho quand on choisit la coiffure ! »

RENDRE AUX MOF CE QU’ILS LUI ONT DONNÉ

Il est fréquent que Dimitri enchaîne deux journées, voire deux semaines de boulot en une. Ce jeudi férié de novembre, direction Lyon pour coacher les futurs candidats au MOF 2019 : « Il ne reste que 21 prétendants pour la grande finale du 25 novembre à Mulhouse. J’y retourne le 17 pour un dernier entraînement, et je ne compte pas les séances sur Paris ces dernières semaines. » Pour le MOF 2015, il est naturel de rendre au métier ce que ce concours lui a apporté. Des concours qui sont « une véritable drogue » pour ce passionné qui s’est lancé dans le métier en 1989.

COACH POUR LES OLYMPIADES DES MÉTIERS

Non content de toutes ses activités, Dimitri Vial s’est aussi engagé dans l’aventure des Olympiades des Métiers. Ce mercredi soir, il entraîne Victoria Burger, son employée âgée de 19 ans, pour ce concours prestigieux : « Il s’agit des MOF pour les moins de 23 ans. Victoria est devenue Meilleure apprentie de France en 2016. Elle a remporté la sélection régionale des Olympiades et dispute la finale nationale, du 27 novembre au 2 décembre à Caen. Je reste confiant. » Une jeune femme qu’il façonne à son image : humble mais ambitieuse.

NOUVELLE ANNÉE, NOUVEAU SALON !

Le dernier point qui met en alerte Dimitri Vial, c’est le déménagement qui se profile dans quelques semaines sur le port de Roanne. « J’ai été prévoyant en démarrant petit en 2016 avec le salon du boulevard de Belgique. Mais on est à l’étroit désormais. » C’est donc un nouvel espace bien plus vaste qui est en travaux, près du quai Commandant L’Herminier. « Il y aura un espace cocooning près des bacs, des TV, un coin maquillage, un coin mariée  et un studio photo. La marque anglaise Tigi, avec laquelle je travaille, m’aide aussi énormément. » Ouverture prévue courant janvier si tout est terminé dans les temps.