Le village natal du poète Louis Mercier fait preuve d’une belle vitalité associative tout en conservant un large éventail de professions.

À 14 km de Roanne et 12 km de Charlieu, juché sur une colline, le village de Coutouvre semble faire fi du temps qui passe. Florissante au XIXème siècle, la commune, dont l’origine remonterait au site gallo-romain de Costelbrum (coteau ouvert) garde pourtant, avec ses 1105 Coutouvrais, une remarquable stabilité.

Élue maire en 2014, Laurence Boyer parle avec chaleur de ces habitants dyna-miques et pleins d’idées pour animer leur bourg : « La vie associative est très développée ici : 19 sociétés se battent pour animer le village, de la fanfare née il y a 150 ans aux associations sportives ou scolaires, et les bénévoles ne comptent pas leur temps. »

L’activité économique résiste bien aussi, avec l’usine de moulinage de fibres textiles, qui emploie 15 salariés, mais aussi 22 agriculteurs, une quinzaine d’artisans, six commerces, un médecin et une maison de retraite hébergeant 54 résidents. Deux écoles (publique et privée) accueillent près de 150 enfants.

DES PERSONNAGES ILLUSTRES

« Depuis la Madone qui surplombe le bourg on peut voir plus de 40 clochers » indique Mme Boyer. Le château de La Varenne et la Tour de Morland sont d’autres vestiges du village, traversé par de nombreux chemins de randonnée. Mais Coutouvre s’enorgueillit surtout d’avoir vu naître d’illustres personnages. D’abord Mgr Claude Dubuis (1817-1895), dont le corps repose dans l’église. Parti évangéliser le Texas, il en devint le 2ème évêque catholique : chaque année, des dizaines de Texans viennent honorer sa mémoire à Coutouvre. Ensuite le poète Louis Mercier (1870-1951), auteur de nombreux ouvrages. Enfin Jeanne-Marie Chavoin (1786-1858), fondatrice de l’Ordre des soeurs maristes.

Aujourd’hui, la commune tente d’agir « selon ses moyens et ses be-soins » assure Mme le Maire. Elle ouvrira un city-stade au printemps, envisage des travaux pour ralentir la circulation. Quant au rattachement à Roannais Agglomération, il est bien accepté, notamment via le service de bus de la fin de semaine, très apprécié.