L’arrivée de grandes industries, depuis deux siècles, a modifié le visage de la commune qui garde pourtant un vaste espace agricole et redynamise ses quartiers.

Urbaine et rurale à la fois

Entre sa zone urbaine, éclatée en différents quartiers, et son centre-bourg campagnard, Mably est une terre de contrastes, témoin des soubresauts de son histoire. « Chaque boom économique a entraîné un boom démographique », constate le maire Jean-Jacques Ladet. On fabriquait déjà des bols à Bonvert à l’époque gallo-romaine d’après les fouilles réalisées avant la création de la zone d’activités. En 1825, la naissance des Tuileries Cancalon a provoqué un fort développement de la commune. Et en 1917, l’arrivée de l’Arsenal fit de ce village rural une véritable petite ville.

Rurale, la commune l’est restée puisque la surface agricole occupe encore 2 400 hectares sur les 3 600 de ce territoire de 7 800 habitants, en légère reprise. Mais l’économie continue à jouer un rôle-clé, avec la zone de Bonvert et celle de la Demi-Lieue, qui va s’agrandir, sans oublier la zone commerciale, qui peut évoluer. Dans le cadre intercommunal, la friche des Tuileries se met en capacité d’accueil, tandis qu’un éco-quartier de 240 logements est envisagé par la Ville. Mably renouvelle ses quartiers, comme elle l’a réalisé au Marly, avec Loire Habitat, et commence à le faire à Noyon-Troyon, avec Opheor.

147 Associations

Parmi ses nombreux équipements sportifs, sociaux et culturels, la commune projette l’extension du Cosec pour y regrouper plus d’activités. Si ses 147 associations sont une force, la Ville veut mieux les accompagner via les Rencontres de la vie associative, qui vont démarrer en janvier : « Il faut s’interroger sur la manière d’apporter des réponses plus collectives avec la mairie et entre elles », estime le maire.

Mably travaille aussi sur un projet éducatif, centré sur la journée de l’enfant, en respectant ses rythmes. À travers la démarche «Agenda 21», elle a voulu lier l’économique, l’environnemental et le social pour un vrai développement durable : les services de la mairie, première de la Loire à avoir adopté le «zéro phyto», y ont été formés et intègrent cette pratique au quotidien.

Mise à jour octobre 2017