Rurale et surtout très boisée, la commune dispose de réels atouts touristiques, sur un site privilégié qui attire les marcheurs. 

Ses sentiers de randonnée sont très fréquentés chaque semaine par les Roannais. À 25 km de la ville-centre, Saint-Bonnet-des-Quarts offre le visage d’une « très jolie commune, préservée, sauvage », selon les termes de Christian Dupuis, élu maire en 2014. L’église primitive remonte au XIIème siècle : elle possède des fresques du XIIIème, inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, et des cloches (1600 et 1650) classées.

Étendu sur 3 245 hectares, dont la moitié en forêt, le village compte encore 19 exploitations agricoles, la plupart en élevage allaitant charolais sauf trois, spécialisées en volailles bio, escargots et chèvre angora, qui pratiquent la vente directe. Le café-restaurant du bourg, l’Auberge de Bécajat, le gîte rural des Biefs et trois logements locatifs contribuent à l’économie de Saint-Bonnet, où l’on recense aussi commerce et artisanat : épicerie multiservices, maçonnerie, menuiserie, plâtrerie-carrelage, scierie, entretien espaces verts, parc aventure accrobranche.

Quelques associations (Sou des écoles, cantine, comité des fêtes, deux sociétés de chasse, sauvegarde du patrimoine) favorisent la vie sociale dans ce village de 354 habitants, qui en a compté jusqu’à 1 200 dans les années 1900.

LA VOIRIE PRIMORDIALE

Attachée à son école (deux classes, 39 élèves), adepte de la méthode Freynet fondée sur l’expression libre des enfants, la commune s’appuie sur un cantinier cuisinant sur place, avec des produits locaux et souvent bio. Elle veille aussi au bon état de sa voirie (108 km de chemins ruraux, 21 km de voies communales), avec une entreprise de déneigement très réactive, indispensable dans cette commune, située en altitude, entre 400 et 950 mètres. Après avoir porté son effort sur la voirie forestière, Saint-Bonnet va rénover et mettre en accessibilité la mairie, la salle des fêtes et l’école. Le réseau d’assainissement et l’arrivée de la fibre optique, financés par Roannais Agglomération, représentent « l’espoir de ramener des habitants » pour le maire, raisonnablement optimiste quant à l’avenir de sa commune.