SAINT-RIRAND S’ÉPANOUIT DANS LES BOIS

Au-dessus du barrage, la petite route bordant les gorges de la rivière de la Tâche serpente jusqu’au village, calfeutré dans les bois qui occupent les trois quarts de son territoire. Saint-Rirand, 560 m d’altitude au bourg, 1 005 m à La Rivière Noire, frontalière de l’Allier, demeure une commune de semi-montagne connue des  randonneurs, avec 14 km de voies communales, 64 km de chemins ruraux et de multiples sentiers.

Si l’élevage de bisons continue ici d’attirer les touristes, d’autres exploitations agricoles sont à mentionner : deux élevages charolais, un élevage caprin et un autre en volailles bio. Côté restauration, l’Auberge de Tachon et le traiteur de « La table des arômes » ont de quoi satisfaire les papilles. À la Croix-du-Sud, « Le Ressort », bar associatif, propose des soirées musique le mardi et le jeudi soir. Et pour accueillir les groupes, les structures ne manquent pas : gîte communal de 23 places (photo), gîte rural de 5 places, salle des fêtes, sans oublier le gîte privé des Benoît (6-7 places).

LE CACHET DES PIERRES DE TAILLE

Peuplé de 150 habitants, chiffre en légère hausse, le village affiche une belle vitalité pour les loisirs et la culture avec deux artistes peintres, une troupe de théâtre, un comité des fêtes, un club de l’amitié, le motocross des Bruyères (sur le plateau de La Verrerie), les brocantes du Domaine Club, et deux sociétés de chasse.

Aujourd’hui, la commune termine son adressage mais l’aménagement de la place du village représente le gros projet du mandat. Refaite récemment, l’église, dotée d’un vitrail mentionnant les morts de 14-18, arbore en partie les mêmes pierres de tailles que le barrage. Certaines maisons également : « Elles ont du cachet », confie Roland Pélin, maire depuis 2008. « Cinq maisons ont été vendues en un an et il en reste », ajoute-t-il. La preuve qu’« il fait bon vivre à Saint-Rirand » et que les rives de la Tâche ont encore de beaux jours devant elles.