Au pied des Monts de la Madeleine, le village, traversé par les randonneurs, affiche un vrai dynamisme, appuyé sur le lien entre générations.

VILLEMONTAIS, SUR LA BONNE PENTE

Sa vue imprenable sur la plaine de Roanne continue à faire son charme. Sur les premières pentes des Monts de la Madeleine, Villemontais, éphémère chef-lieu de canton sous la Révolution et qui vit passer le Tacot jusqu’en 1938, est devenu le paradis des marcheurs. Le village, situé sur l’itinéraire de Roanne-Thiers, abrite aujourd’hui le départ de nombreux sentiers. Sa randonnée, organisée par les jeunes lors du dernier week-end d’octobre, attire jusqu’à 1 700 participants.

« Les jeunes du village y restent le plus souvent » constate Sébastien Lassaigne, le jeune maire de la commune. « On se bat donc pour garder des terrains constructibles. » En hausse constante depuis 15 ans, la population atteint 1 030 habitants. Réparti sur cinq domaines, le vignoble villemontois, qui occupe environ 50  hectares, est l’une des plus grosses surfaces d’exploitation de la Côte roannaise. L’unique commerce, un bar-tabac-presse, sera, cet été, déplacé vers le centre-bourg, au coeur d’un multi-services (pain, épicerie, plats du jour) créé par la commune.

LE NOUVEAU CŒUR DU VILLAGE

Depuis peu, la collectivité a racheté, en partenariat avec Epora, une vaste propriété pour y installer une maison adaptée aux personnes âgées, des logements en accession à la propriété destinés aux jeunes et un parc pour enfants  avec espaces verts. « Ce sera le futur cœur du village, un lieu à peu près plat dans ce bourg en côte » assure le maire, soucieux également d’encourager le lien intergénérationnel : « Nos 23 associations font vivre le village. Les générations se mêlent volontiers et les gens sont très participatifs. »

Grâce à Roannais Agglomération, les 130 élèves des deux écoles peuvent bénéficier du Nauticum et la commune, quant à elle, devrait trouver un appui pour la réhabilitation du site du centre-bourg. Les groupes de travail de l’agglo restent, selon elle, le lieu privilégié où les besoins des petites communes peuvent s’exprimer.

Mise à jour avril 2016