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20h30

Une soirée américaine

Festival "Printemps musical en pays Roannais"

Pierre Nicolas Colombat, pianiste franco américain, Sophie Boyer Soprano, et le quatuor Adelys présentent « Une Soirée Américaine ».

Le programme de cette soirée met en lumière et célèbre les influences entre les cultures musicales américaines, françaises et européennes, au travers des relations amicales, pédagogiques et d’estime entretenues par les compositeurs : Léonard Bernstein et Nadia Boulanger, Maurice Ravel et George Gershwin.

D'autres compositions illustreront les connivences entre les influences européennes et américaines.

Programme

Les pièces proposées ci-dessous seront interprétées dans un ordre différent

  • Piano solo

George GERSHWIN - Rhapsody in Blue

Maurice RAVEL - Alborada del gracioso (extrait des Miroirs)

Scott JOPLIN - Wall Street Rag (ragtime)

  • Quatuor à cordes solo

Antonin DVORAK - Quatuor à cordes N.12 dit Quatuor américain

  • Voix et quatuor

Kurt WEILL - I am a stranger here myself (Extrait de la comédie musicale One touch of Venus )

Pablo RAMOS MONROY - Une création contemporaine sur une chanson emblématique américaine

  • Voix et piano

Harry Thacker BURLEIGH - Extraits du cycle de mélodies Five songs of Laurence Hope

Nadia BOULANGER - Chanson - Elle a vendu mon coeur

Jonathan HANNAU - Une création contemporaine sur une chanson emblématique française

Leonard BERNSTEIN - Air de Cunégonde ‘Glitter and be gay’ (Extrait de l’opérette Candide)

Claude FRANCOIS et Paul ANKA - Comme d’habitude / My way

Le jazz, les couleurs, un esprit léger : tel est le mariage culturel entre l’Amérique et la France au début du

vingtième siècle. Les deux pays s’admirent alors à la fois pour leur sens de la modernité et pour leurs valeurs

populaires. Broadway salue les cabarets de Paris et Paris met à l’honneur la musique noire américaine.

Associant les symboles de l’art et de l’industrie, la tour Eiffel garde son élégance française lorsque la fierté de

l’Empire State Building semble lui répondre de l’autre côté de l’océan. La musique, quant à elle, trouve son

chemin au croisement de ces regards pour exprimer cette époque à travers ses ambitions et ses paradoxes.

Le programme de ce soir cherche à mettre en lumière et à célébrer les influences entre ces deux cultures

musicales, avec les relations entretenues par certains des compositeurs choisis: Leonard Bernstein, alors

élève de Nadia Boulanger, fait référence à la France en choisissant Candide comme sujet pour son opéra

éponyme. En 1928, Maurice Ravel, à l’occasion de son cinquante-troisième anniversaire, à New-York,

rencontre George Gershwin, âgé de 29 ans. Après une interprétation impromptue de sa Rhapsody in Blue, ce

dernier lui demande s’il peut suivre son enseignement. Ravel lui répond: « il est mieux d’écrire du bon

Gershwin que du mauvais Ravel ». L’admiration de Ravel pour le jazz se manifeste nettement dans les

harmonies et les rythmes de l’Alborada del Gracioso. Un autre européen, Antonin Dvorak, tomba amoureux de

la ruralité américaine; en attestent les mélodies pleines de confiance et l’esprit bon vivant de son quatuor dit «

américain ». Pendant son séjour aux Etats-Unis, Dvorak, en écho à Ravel, était persuadé que les américains,

développant leur propre style, devaient se concentrer sur les fondations de la musique afro-américaine et

éviter d’imiter de façon littérale les styles européens. Il décida d’enseigner à des élèves afro-américains

comme par exemple H.T. Burleigh. Ce dernier sut intégrer des harmonies de jazz dans les formes musicales

européennes comme la mélodie française ou le lied allemand. Dans la veine de cette fraternité culturelle, nous

avons décidé de commander deux pièces spécialement pour ce concert auprès d’un compositeur américain et

d’un compositeur résidant en France depuis vingt ans. 

 

Pour plus d'informations : http://www.printempsmusical.com/